Aboiements – trouver le juste milieu

Pour beaucoup d’entre nous, le sentiment de sécurité qu’un chien nous procure en gardant la maison est un grand avantage. Personnellement, j’aime bien savoir que mes chiens m’alerteront en cas de besoin.

On m’a déjà demandé si l’application de la méthode Amichien met fin à ce rôle utile. Je peux vous dire que non, mais les aboiements deviennent effectivement plus ciblés et moins intenses. Il y a aussi ces chiens qui n’aboyaient jamais, même quand quelqu’un frappait à la porte (ce qui peut être décevant pour leurs propriétaires) et qui osent enfin aboyer quand la famille applique la méthode.

Certains chiens n’osent pas aboyer car, pendant qu’ils se sentent totalement responsables pour leur famille, ils sont tellement dépassés qu’ils préfèrent se figer plutôt qu’affronter le danger. En fait, ils décident d’attendre que le danger s’éloigne. J’ai une bonne nouvelle: une fois libérés de cette responsabilité paralysante, ces chiens se trouvent souvent un confortable rôle secondaire, et ils commencent à « assister » leurs leaders en alertant du danger.

Pour trouver un vrai équilibre, il faut permettre au chien d’apprendre ce qui constitue un problème. Il est essentiel de réagir correctement quand il aboie, être cohérent et répéter la même réponse autant de fois que nécessaire. Après une première réaction instinctive, le chien peut observer ce qui se passe, se fier à notre réaction apaisante et jauger le niveau de danger calmement et sans stress. Prenez l’exemple d’un chien qui apprend rapidement que le facteur devant la maison n’est pas une menace. Le résultat final, c’est que le chien nous alertera quand il y aura une personne ou situation inhabituelle – et c’est ce qu’on veut. C’est probablement cette caractéristique qui a d’abord rendu le canidé si attractif à nos yeux et qui a contribué à sa domestication.

Vous savez qu’un chien a besoin d’aide quand ses aboiements ont tendance à empirer ou quand il devient tellement nerveux qu’il aboie littéralement sur tout, que ce soit un passant ou un sac papier emporté par le vent. De telles réactions hystériques indiquent que le chien est dépassé, mais elles sont facilement déclenchées et renforcées par notre propre réaction. Si le propriétaire se met à crier sur le chien ou devient lui-même agité, alors le chien constate que l’humain ressent de l’anxiété, et il monte encore dans les tours. Au contraire, quand les propriétaires apprennent à garder leur sang-froid et appliquent la méthode en commençant par le remercier calmement, le chien s’aperçoit qu’ils sont capables de prendre la situation en main.

C’est un élément important de la relation avec nos chiens et il est possible d’y trouver une solution harmonieuse. Quand vous avez trouvé l’équilibre, la situation où votre chien aboie devient une occasion de le féliciter, ce qui est agréable pour vous et pour lui.

Jan Fennell

Titre original: “Barking – Getting The Balance Right”.

Traduction de l’anglais: Anna Mossuz, image dans le texte original. Vous pouvez retrouver le texte original, ainsi que d’autres articles par Jan Fennell, sur le site: www.janfennellthedoglistener/blog/Jan