Rien A Prouver

L'éducation de Harry a échoué. Il fait ce qu'on lui demande!

L’éducation de Harry a échoué. Il fait ce qu’on lui demande!

J’ai eu des nouvelles d’un client qui a pu modifier le comportement de son chien Buddy grâce à la méthode Amichien. Buddy avait l’habitude d’aboyer après tout et n’importe quoi et aujourd’hui c’est un chien calme et heureux, qui n’aboie qu’en cas de situations justifiées.

Ce changement a créé un nouveau problème pour son propriétaire, à savoir la réaction des autres face à cette transformation et à l’attitude détendue du chien et du maître. C’est comme si les amis et l’entourage cherchaient à mettre la méthode à l’épreuve.  

En voilà un exemple typique: en promenade, ils ont rencontré une femme et son chien qu’ils croisent assez souvent. Le chien tirait en laisse, couinait et sautait pour aller vers Buddy. Ce dernier agitait la queue en le reconnaissant, mais il resta près de son propriétaire.

En venant plus près, la femme demanda ce qui n’allait pas, puisque Buddy avait l’air si calme, triste et pas trop excité à la vue du copain. L’homme l’assura que Buddy allait très bien, il était juste plus calme, mais elle trouvait quand même que c’était terrible de le voir si ‘abattu’.

Ils continuèrent ensemble vers le parc et, sur le point de traverser une route, la femme voulut que son chien s’assoie. Il lui a fallu insister plusieurs fois, sans succès. Finalement, elle demanda pourquoi son compagnon n’ordonnait pas ‘assis’ à Buddy. Mon client lui expliqua que ce n’était plus nécessaire puisque Buddy se tenait, détendu, à ses côtés. Il se retint de lui dire que ce ne serait pas gentil d’ordonner ‘assis’ au chien au milieu d’une rue passante, puisque la situation est trop inquiétante pour qu’il le fasse de son propre gré.

Elle lui répondit que, si Buddy le considérait comme son leader, il ferait ce qu’on lui demandait, quelle que soient les circonstances.

Heureusement, l’homme a résisté à l’envie de lui dire qu’un leader prend soin de son chien et qu’il respecte sa nature, ses instincts et besoins. Par contre, il décida de sortir son chien à des heures un peu différentes afin d’éviter cette dame et de ne pas voir son plaisir de promener Buddy gâché, surtout maintenant que ça se passait si bien avec lui.

Buddy peut s’estimer chanceux d’avoir quelqu’un qui le comprend et qui sait qu’il n’a rien à prouver aux autres…Surtout à ceux qui critiquent et qui refusent d’admettre un changement positif, et encore moins à ceux qui « s’y connaissent aux chiens », tout en ayant un tourbillon qui n’écoute rien au bout de leur laisse.

Tant que vous et votre chien êtes heureux et que vous travaillez ensemble selon la méthode que vous avez choisie, le reste n’a pas d’importance. En effet, cela prouve que vous avez bien choisi, si quelqu’un avait besoin de preuve !

Espérons que l’exemple de cet homme inspire cette dame à analyser ce succès par rapport à sa propre situation, et que cela l’incite à apprendre comment y arriver avec son chien à elle.

Jan Fennell

Le 20 septembre 2013

Et pendant qu’on en parle…

C'était Jan

“C’était Jan”

Il n’est pas rare que les gens prennent l’excitation de leur chien pour joie, et surexcitation pour une joie extrême. Par conséquent, l’état opposé, le calme, finit par être interprété comme de la tristesse. Bizarrement, on applique cette logique aux chiens mais pas aux humains. Quelqu’un qui se « jetterait » sur toutes les personnes rencontrées et qui n’arrêterait pas de s’agiter, serait perçu comme ayant besoin d’aide. Une personne calme en n’importe quelles circonstances, qui ne succombe pas au stress, est vue comme un leader naturel, compétent et digne de confiance.

Un collègue m’a parlé d’un commentaire « anti-Fennell » sur un forum Internet(apparemment, mes collègues trouvent cela amusant de m’en parler pour voir ma réaction). Ce post disait : « Evitez Jan Fennell car depuis que sa méthode est là, le nombre de chiens dépressifs a augmenté de manière importante ».

Cela m’a fait éclater de rire car je ne soupçonnais pas que de telles enquêtes soient menées régulièrement. Par contre, ce que j’ai trouvé triste, c’est que les chiens questionnés  soient assez déloyaux pour m’accuser d’avoir provoqué leurs soucis. Sales types!

 

Traduction de l’anglais: Anna Mossuz, photo extraite du texte original. Vous pouvez retrouver le texte original, ainsi que d’autres articles par Jan Fennell, sur le site: www.janfennellthedoglistener/blog/Jan